LES
EDITIONS « BECHEREL,
CITE DU LIVRE »®
Crées en 2001, elles ont
vocation à
compléter un ensemble culturel voué au livre. Leur
orientation est particulière en ce sens qu'il s'agit de
publier des récits de vie pour faire mémoire ou pour
témoigner d'une aventure (ou, pourquoi pas, mésaventure)
particulière, ou pour participer aux débats d'idées.
Deux, parfois trois écrivains sont à la disposition du
public et « mettent en mots » les récits
de personnes intéressées. Trois
collections distinctes sont déjà
en place :
- La
collection : MEMOIRE
- La
collection TEMOIGNAGE
- La
collection IDEES
La collection :
MEMOIRE « Hang »
par Pierre et Renée Giraud, (« mis en mot »
par Colette Trublet) C'était en 1977, les boat people
fuyaient l'invasion de leur pays et la cruauté de leurs
vainqueurs. La famille de Hang, composée des parents et de
leur cinq enfants, la plus jeune étant encore un bébé,
se trouve dispersée et ses membres se perdent de vue les uns
les autres. Les Giraud ont recueilli la petite Hang au hasard de
quelques rencontres, et ont participé activement au
regroupement des membres de la famille. Ils y sont arrivés en
bénéficiant de « hasards »
heureux survenus au fur et à mesure de leurs démarches. Prix :
12. Diffusion COOP BREIZH. Et Vente
sur place, libairies Dazont et Donjon
A paraître
:
Simone
MORAND : par Christian Martin.
Simone Morand
est une personne étonnante dont
l?histoire parcourt tout le 20 ème siècle, en
Bretagne; elle a participé aux activités de son temps
dans des domaines très divers, en musique, en aménagements
d'intérieurs, en costumes bretons, en gastronomie. Curieuse,
exigente, elle écrivait encore à la veille de sa mort
« la cuisine des loups de mer » Un peu
ethnologue, elle a travaillé avec Yves Creston, un des
fondateurs des « seizh breur ». La musique
classique a fait d'elle un professeur de piano, et la musique
bretonne la conduite à jouer de la vielle, à
enseigner les danses bretonnes et le chant populaire. Chacun
connaissait « une » Simone qui n'était
pas celle d'un autre et le récit de sa vie foisonnante va
permettre la découverte de toutes ses facettes pour le plus
grand étonnement de tous ceux qui croyaient la connaître.
La
collection : TEMOIGNAGE
« En
Avant les
Bécassines » par Colette
Trublet, qui
raconte comment cinq femmes dont quatre sont apparentées,
créent avec elle une Association : SAVENN DOUAR, (le
tremplin) Une Entreprise Culturelle en Milieu Rural qui va devenir
fondatrice de « Bécherel, Cité du Livre »®. Les
péripéties de
la mise en place et du
fonctionnement de cette réalisation n'ont pas été
sans difficulté dans un contexte local soupçonneux et
dubitatif, dans un contexte professionnel inquiet de concurrence et
de suprématie, dans un contexte économique défavorable,
dans un contexte ou l'organisation de l'économique passe
par « la permission » incontournable du
politique, et dans un contexte parfaitement inavouable d'un
machisme feutré autant que dénié.
Les moyens requis pour la mise en place
des
librairies et bouquineries étant d'abord et avant tout
individuels garantissent à chacun son autonomie, la
responsabilité en découle, la solidarité
s'impose d'elle-même puisque ce que fait chacun bénéficie
ou nuit à l'ensemble de l'entreprise. La créativité
est sollicitée autour des projets d'ensemble et du meilleur
rendement. Il a fallu du coeur, et de l'abnégation pour
arriver au but fixé. L'entreprise est désormais une réussite
et sa notoriété est devenue incontestable. Prix
: 16 euros. Vente
sur place dans les librairies du Donjon et
Dazont ou sur commande
Une
Entreprise Culturelle en
Milieu
Rural est une petite plaquette
écrite par Colette
Trublet qui relate un aspect résumé de La Cité
du Livre. Cette plaquette a la particularité d'être
illustrée par deux artistes installés à
Bécherel : Véronique Auregan-Poulain et Alain
Auregan.
Prix
: 10 euros. Vente
sur place dans les librairies du Donjon
et
Dazont, à l'atelier Aurégan-Poulain, ou sur commande.
La
collection
IDEES "1-2-3
Parlez !" de Henri Guéguen
avec une préface de Georges Kersaudy propose une nouvelle
manière d'appendre les langues à partir de "Binômes
Bilingues d'Apprentissage Mutuel". En réponse à la
faillite du système pédagogique français qui a
été incapable d'organiser un apprentissage correct des
langues étrangères "la nouvelle méthode
concue par Henri Guéguen remarquablement efficace, contribuera
un jour prochain à la naissance d'une conception moderne dans
le domaine de l'acquisition des langues dites "étrangères"
et à l'apparition d'une génération d'Européens
réellement multilingues". Et Georges Kersaudy qui
maîtrise 50 langues sait ce qu'il dit.
Prix
: 14,50 euros. Vente sur place dans les
librairies du Donjon et
Dazont. Téléchargement
(pdf)
« L'ARGENT,
POURQUOI
EST-IL NOTRE MAITRE » par
Raymond Chermat.
Raymond, originaire de Kermoroc'h en Côtes d'Armor ;
il déploie une « réflexion en liberté »
sur le rôle de l'Argent, qu'il personnifie sous les deux
termes de Mister Mank et Roi Argent. Avec pudeur et avec fermeté
tout autant, il décrit l'influence de l'argent dans les
domaines que sa vie personnelle lui a donné d'explorer. Du
jeune charretier des années 40 au chercheur en
pharmacopsychologie reconnu et auteur de publications scientifiques
parues dans le monde entier, il a eu l'occasion de s'interroger
dans des domaines aussi variés que le travail, la justice, la
religion, la corruption, l'agriculture, la drogue etc.
Raymond
Chermat, chaleureux
toujours
« chercheur »,
bien qu'en retraite est devenu le responsable de la communication
des éditions « Bécherel, Cité du
Livre ». Prix 18 euros.
Diffusion
COOP BREIZH. En vente dans
les librairies Dazont et Donjon.
« LA DEMOCRATIE EN BRETAGNE,
VOUS SALUE BIEN »
Colette Trublet s'amuse à un dialogue
entre une
certaine
Marianne Lecoq et une Ermine Gwennhadu qui se disputent sur les
thèmes actuels qui titillent les relations entre les
gouvernements français successifs et le mouvement breton.
L'appartenance trouve à s'y exprimer dans un « cousinage
justifié » entre deux peuples aussi différents
que Marianne et Ermine. Prix :
3 euros. Vente sur place dans les
librairies Dazont et du
Donjon ou sur commande.
« DAHUD
»
par Colette
Trublet
Le mythe
de la Ville d'Ys
engloutie par les eaux
inspire à Colette Trublet une lecture psychanalytique qui lui
permet de dégager des pistes de réflexion sur des
thèmes aussi importants que l'existence de « la »
femme dont on dit par ailleurs, avec Jacques Lacan, qu'elle n'
« ex-siste » pas, ce qui est une absurdité
mise en oeuvre depuis des millénaires dans le monde
monothéiste chargé d'éradiquer cette
existence. Ce qui n'exclut pas que « la »
femme ait jamais existé avant le monothéisme. La question de
savoir
s'il est possible de
remédier à cette injustice princeps reste posée.
Parlons-en, est l'invitation proposée par cette étude. Et
Dahud est
à la femme, selon ce qu'en dit
Colette Trublet, ce qu' Oedipe est à l'homme.
Prix : 15 euros. Vente
sur place dans les librairies du Donjon et
Dazont ou sur commande Téléchargement
(pdf)

| Les
chroniques de la Korrigane
15
Janvier 2008
Le sens de
l'histoire
La
korrigane
adore épier
les discussions et elle glane souvent des perles dont le sens
l'enchante. Aujourd'hui le libraire parle de manière très
sérieuse avec un lecteur qui s'intéresse, (grands
dieux ?) au sens de l'histoire. - Depuis que le monde est
monde le pouvoir est pris par les plus baratineurs. Allons
donc ! pense
la Korrigane - Tant qu'il ne s'agit
pas d'un Dictateur ? - Comment savoir ? - Il
faut tirer les
leçons de l'histoire et résister à la
séduction. Bien dit ! pense la
korrigane Le libraire est
sceptique. - Si on en était
capable, ça se saurait. De César à Hitler en
passant par Louis XIV et par Napoléon qui en séduisent
encore plus d?un, bien qu'ils aient commis tant de crimes,
comment se fier à notre jugement ? - Tout de même,
les
intellectuels et les philosophes débroussaillent les
intentions cachées et mettent à jour les manipulations
? - Pas sûr. Ils font
peut-être ce qu'ils peuvent mais quand ils s'accoquinent au
pouvoir, ils basculent d'un côté plus que de l'autre
et font le jeu de l'oppression plus que de la justice. Philosophons,
c'est
l'heure pense la Korrigane. - Mais que faut-il
faire ? Voilà ! Pense
la korrigane c'est vraiment la question qui indique que nous avons
tous perdu la boussole. Il faudrait en revenir
aux fondamentaux que nous connaissons bien. Et,
grandiloquente, mais
avec trop de pudeur pour oser s'exposer aux doutes et aux
sarcasmes, elle invoque en silence l'amour, la liberté?
ringard ! connoté ! impudique ! Heureusement,
je ne
suis
qu'une korrigane, je ne peux pas parler sinon « ils »
me traiteraient de fasciste-catho-demeurée-passéiste-naïve. Le
libraire, peut-être
branché sans le savoir sur l'esprit de la korrigane, émet
une opinion plus audible. - Il faudrait re-nommer
« nos » valeurs. Par exemple au lieu de liberté
dire l'autonomie, au lieu d'amour et de fraternité il
faudrait parler de solidarité, au lieu d'égalité
il faudrait parler de responsabilité en sachant que ce que
fait chacun bénéficie ou nuit aux autres. Dont acte pense la
korrigane ?
Le
silence des uns - Le
bavardage des medias...
Qu'est-ce
qui
nous
arrive ? Hein ? La libraire s'active
tout en mesurant, un peu ou beaucoup, à peine assez sans
doute, l'ampleur des dégâts. Tout à l'heure,
évoquant « les » journalistes, le client
a affirmé : - Ils font la pluie et le
beau temps. La korrigane sait que la
libraire est trop prise par ses activités pour développer
une critique constructive des informations qu'elle glane au
compte-gouttes, dans une presse petitement locale ou trop générale,
surtout parisienne ou vaguement mondiale. - Drôle d'époque
quand même ! Un accident d'avion a fait trois morts (où
ça déjà ?), un film sort à Paris, le
président untel a une nouvelle petite amie et nous ne savons rien de
tout ce qui se passe dans notre périmètre de proximité.
Nous ne savons rien de ce qui se passe dans le département
voisin ni même la ville voisine, ni rien des travaux des uns et
des autres, ni des associations près de chez nous ; toute
cette vie quotidienne riche et pleine nous échappe. - Les
journalistes
parisiens s'expriment seuls comme d'habitude, forts du silence
des provinces muselées. L'information est vide d'une
réflexion sur les réalisations, les travaux, les
activités trop diversifiées pour qu'ils puissent tout
embrasser. - Bof ! Est-ce
important ? Pour vivre heureux, vivons cachés ? La
korrigane se demande
si ce n'est pas une manière de supprimer les initiatives et
les découvertes que de les taire ; n'est-ce pas tuer
leurs auteurs avec leurs projets ? Et alors, décide
la Korrigane, avec internet, on va se passer des infos officielles.
Un clic et hop c'est gagné ! Ah, mais !
ParadoxesLa
Korrigane a élu
domicile à Bécherel dès l'origine de la Cité
du Livre. Elle se méfie des livres, mystérieux
réservoirs d'images figées, d'histoires
immobilisées, de pensées déjà faites Mais
elle s'y est
plongée pour consommer de la connaissance, du savoir, de la
distraction. Et, contradictoirement, pour redonner vie en elle à
ce mouvement créatif qui ne doit pas rester dans la poussière
des vieux grimoires. Il faut magnifier les trésors, les
remettre à l'air libre, les rendre utiles et productifs. Elle
décide
de
parcourir tous les espaces de la Cité dans lesquels les
livres, les écrits, les enluminures, les vieux papiers, les
calligraphies remplissent l'air de leurs arabesques et de leurs
parfums. Et
voilà 20 ans
que ça dure. Et
elle n'est pas au
bout. Pourquoi
a-t-elle
l'impression que TOUT a été DIT/ECRIT ? Association
fondatrice de
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